Technologie et mondialisation au prix de la qualité?

Pour diverses raisons, plusieurs clients n’ont besoin que d’une traduction « approximative » et ne paieront jamais un tarif professionnel. Les professionnels doivent donc cibler les clients pour qui une traduction approximative ne suffit pas. Dans certains domaines, cela va de soi : une erreur en traduction juridique, financière ou médicale peut être extrêmement coûteuse, voire fatale! Dans d’autres, c’est une question de crédibilité professionnelle (communications, marketing Web, etc.) Je pense aussi au domaine des jeux vidéo; des géants comme Blizzard Entertainment ont une équipe de localisation incroyable qui produit des traductions franchement impressionnantes; l’immersion du joueur est totale. Cela en dit long sur le respect que l’entreprise accorde à son marché non anglophone, surtout lorsqu’on compare le résultat avec les traductions risibles de la majorité des jeux vidéo.

Oui, la technologie et la mondialisation ont rendu faciles d’accès les traductions médiocres, au grand bonheur des clients qui n’ont jamais vraiment eu besoin de traduction de qualité professionnelle. Pourquoi alors s’entêter à faire affaire avec eux? Ils n’ont pas besoin de ce que nous avons à leur offrir!

L’autre côté de la médaille de la technologie : elle nous ouvre aussi la porte à un mode de travail très intéressant. Par exemple, les traducteurs qui traduisent de 6 000 à 8 000 par jour en travaillant avec un logiciel de reconnaissance vocale et en engageant quelqu’un à une fraction du prix pour « nettoyer » le texte (la reconnaissance vocale a fait de grands progrès, mais elle n’est pas encore parfaite). La traduction assistée par ordinateur (TAO), bien utilisée, permet aussi d’avoir un gain de productivité qui augmente de manière très significative la productivité journalière. Bref, de simplement comparer le tarif au mot dans une situation ou période X ou Y ne donne pas toujours un portrait réaliste de l’état des lieux. Les attentes en terme de mots/jours étaient beaucoup plus basses lorsqu’une recherche terminologique/d’occurrences impliquait une visite en personne à la bibliothèque et le recensement à la main d’une pile de livres!

Une chose est cependant certaine : les traducteurs professionnels qui vont s’épanouir dans cette nouvelle réalité seront ceux qui sauront s’adapter. Ils ne devront plus être que traducteurs, mais aussi entrepreneurs professionnels, avec tout ce que ça implique (marketing, innovation, création de services personnels à valeur ajoutée, etc.). Ils devront aussi avoir une bonne maîtrise de la technologie, autant d’un point de vue personnel (maîtrise de ses logiciels) que d’un point de vue plus global (connaissances de l’état des technologies langagières, en vue de profiter au maximum des nouvelles avancées qui permettent d’offrir un service personnalisé que le client ne peut aller chercher nulle part ailleurs). Bref, l’avenir n’a jamais été aussi prometteur pour le travailleur autonome, et un marché nouveau est prêt à être conquis… à condition d’être prêt à changer et à laisser tomber l’ancre de la traduction bon marché!

 

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1. Mesurer l’écart entre votre vision d’un environnement pleinement optimisé pour votre situation et où vous en êtes actuellement.

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Au plaisir discuter avec vous,

- François

01-juin-2015