Les 7 questions à vous poser pour bien cibler et combler vos besoins en traductique

On trouve sur le marché une énorme quantité de logiciels, qui comportent chacun un nombre effarant de fonctions. Il y a de quoi donner des maux de tête même aux plus chevronnés en informatique!

Pourtant, la grande majorité des traducteurs n’ont besoin que d’une infime fraction de ces outils et fonctions. Or il peut être difficile de déterminer quelles sources d’information sont crédibles (il est plutôt rare qu’un fournisseur X vous recommande les produits d’un concurrent!).

J’ai donc préparé ces questions pour vous aider à déterminer vos besoins et à vous orienter vers l’essentiel, en me basant sur plusieurs années d’expérience avec mes clients et sur mon usage personnel des logiciels de traductique.

  • 1.Qui sont mes clients?

Si vous travaillez pour une agence ou un client qui, pour une raison X ou Y, exige l’usage d’un logiciel donné, vous n’aurez pas le choix de travailler avec cet outil (la plupart des agences exigent SDL Trados Studio). Par contre, si vous travaillez pour un client direct ou si une agence vous laisse le choix, vous aurez plus de liberté.

  • 2.Quels types de fichiers dois-je traduire?

Si vous traduisez des fichiers Office (Word, PowerPoint, Excel, etc.), vous pourrez utiliser presque n’importe quel outil. Cependant, si vous travaillez avec des types de fichiers plus rares (fichiers InDesign, fichiers de jeux vidéo et autres formats complexes), il faudra vous assurer de choisir un logiciel compatible avec ces fichiers. Les gestionnaires de mémoires de traduction – SDL Trados Studio ou memoQ, par exemple – vous permettent de travailler avec une gamme très étendue de fichiers complexes.

  • 3.Quel est mon système d’exploitation (Windows, Mac, Linux)?

La grande majorité des logiciels de traductique ne fonctionnent que sur Windows, mais certains, comme Wordfast, fonctionnent sur Mac. Cependant, même si vous travaillez sur Mac, vous pouvez avoir accès aux logiciels Windows en utilisant un émulateur comme Boot Camp.

  • 4.Ai-je beaucoup d’anciennes traductions à consulter?

Si vous avez beaucoup d’anciennes traductions effectuées avant l’achat d’un outil d’aide à la traduction et que vous voulez les consulter automatiquement avec votre nouvel outil, il faudra les aligner pour créer des bitextes. Pour ce faire, vous aurez besoin d’un excellent aligneur, comme celui compris dans LogiTerm Pro. N’oubliez pas que la consultation automatique de vos anciennes traductions peut représenter un énorme gain de temps (et d’argent!) et est donc un facteur important lors du choix de votre outil.

  • 5.Quel est mon style personnel de traduction?

Vos préférences stylistiques peuvent avoir une influence sur votre choix. Êtes-vous du genre à modifier beaucoup l’ordre des phrases lorsque vous traduisez? Si oui, un logiciel comme LogiTerm Pro, qui vous permet de travailler directement dans Word, est plus adapté à vos besoins qu’un logiciel qui demande une segmentation plus rigide (traduction en deux colonnes, phrase par phrase). Évidemment, votre style dépend aussi de vos champs d’expertise et des exigences du client.

  • 6.Quels sont mes champs d’expertise et mon volume de traduction?

Si vous travaillez dans un domaine où il y a peu de répétitions (la traduction littéraire, par exemple) ou avez un très petit volume de traduction, un outil gratuit avec des fonctionnalités plus légères peut suffire à vos besoins.

  • 7.Est-ce que je travaille seul ou en équipe?

Si vous travaillez souvent en collaboration avec d’autres traducteurs indépendants, il est important que les outils de chacun soient compatibles; cela peut donc influencer votre choix. Vous pouvez aussi utiliser une plateforme de traduction infonuagique (données en ligne, dans le cloud) comme l’outil gratuit TradooIT, qui vous permet de partager très facilement les données relatives à un projet.

Évidemment, si vous utilisez un outil en ligne, la confidentialité de vos données reste une question importante. Certains clients exigent que les données de traduction restent sur votre ordinateur. C’est donc un facteur à prendre en considération.

Si vous pensez toujours que l'informatique en traduction est compliquée, je vous recommande de visionner ma capsule vidéo « 3 solutions pour vous libérer du poids de l’informatique : traduisez plus facilement, plus rapidement ». Je suis convaincu que vous y trouverez des pistes concrètes à mettre en place immédiatement.

Au plaisir,

- François

 

 

21-août-2018