La différence principale entre un bitexte et une mémoire de traduction

La différence entre ces deux manières de « stocker » vos données de traduction peut être difficile à saisir pour le néophyte. Il y a plusieurs subtilités aux deux formats, mais la fonction principale (le rappel d’anciennes traductions) reste la même dans les deux cas. Voici donc une représentation graphique du sujet pour aider, ceux qui, comme moi, sont plutôt visuels.

La meilleure façon de représenter une mémoire de traduction est sous forme d’une base de données. Pensez à un fichier Excel :

Lorsque vous travaillez dans un environnement de traduction qui utilise les mémoires de traduction (SDL Trados Studio, MemoQ, Wordfast, etc.) et que vous confirmez un segment, celui-ci va s’ajouter à la base de données, une ligne à la suite de l’autre. Vous devez donc utiliser un logiciel qui travaille avec les mémoires de traduction pour traduire ainsi.

Notez que la mémoire de traduction ne tient pas compte de l’ordre des segments ni de la provenance du texte (ce n’est pas impossible, mais demande une certaine gymnastique informatique et il y a des limites). La même mémoire peut aussi contenir la traduction de beaucoup de textes différents; vos données sont donc centralisées. Lors d’un rappel, vous aurez le segment source et sa traduction en langue cible (dans l’exemple : anglais et français).

Le bitexte, quant à lui, est le résultat de l’alignement de deux fichiers par un logiciel d’alignement. Plutôt que d’être alimenté au fur et à mesure qu’on traduit dans un environnement particulier, le bitexte est seulement créé à la fin du projet. On travaille donc dans Word, PowerPoint, Excel, etc., et une fois la traduction terminée, on utilise l’aligneur pour créer le bitexte :

Lors d’un rappel, vous aurez accès au segment source et sa traduction en langue cible, mais aussi au contexte (le bitexte au complet, donc les segments précédents et suivants). Cela est évidemment un avantage important. Cependant, la qualité du bitexte dépend entièrement de la qualité de l’aligneur. Il s’agit d’un algorithme complexe; si l’aligneur n’est pas de bonne qualité, le résultat sera inutile. 

Voilà donc en quelques mots la différence principale entre le bitexte et la mémoire de traduction, avec images à l’appui. Si vous voulez faire un pas de plus vers la maîtrise de cet aspect de votre environnement informatique, vous pouvez postuler à l’une des 5 séances gratuites que j’offre chaque mois.

Nous passerons 30 minutes ensemble et je vous guiderai sur chacun des points suivants :

1. Mesurer l’écart entre votre vision d’un environnement pleinement optimisé pour votre situation et où vous en êtes actuellement.

2. Découvrir ce que vous coûte réellement le manque de connaissances qui vous sabote.

3. Visualiser votre pratique une fois ces « fuites » réglées afin de faire de votre vision une réalité, rapidement.

Vous quitterez cette séance en ayant une vue claire de ce que vous voulez faire de votre environnement informatique, de l’écart entre cet objectif et votre situation aujourd’hui. Vous retrouverez l’envie d’avancer sur ce chemin.

Pour réserver votre séance, cliquez ici.

Au plaisir discuter avec vous,

– François


 

 

21-févr.-2017